ETATS UNIS RENOUVELLEMENT DE TPS

Le groupe d’élus afro-américains au Congrès des États-Unis d’Amérique, plus connu sous le nom de Black Caucus, appelle le Département américain de la sécurité intérieure (en Anglais, United States Department of Homeland Security) à prolonger de 18 mois le Statut de protection temporaire (Tps), en faveur des immigrantes et immigrants haïtiens, avant la date limite du jeudi 23 novembre 2017, dans une lettre en date du 3 novembre 2017, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Les motifs de cette nouvelle demande sont, entre autres, les dommages, causés par les ouragans Irma et Maria en Haïti, exprimés par l’ambassadeur haïtien aux États-Unis d’Amérique, dans sa lettre en date du mercredi 4 octobre 2017, au Département américain de la sécurité intérieure.
Une nouvelle prolongation de 18 mois du Tps a été sollicitée, afin de permettre à Haïti de se remettre des effets des dernières catastrophes.
Pas moins de 58 mille Haïtiennes et Haïtiens, résidant sous le régime du Tps, aux États-Unis d’Amérique, devront apprendre, avant le jeudi 23 novembre 2017, si le fameux sésame, reconduit il y a six mois (en mai 2017), va être, à nouveau, renouvelé.
Afin d’éviter une éventuelle expulsion massive d’Haïtiennes et d’Haïtiens du sol américain, le Caucus noir du Sénat a adressé, le vendredi 3 novembre 2017, une correspondance à Elaine C. Duke, cheffe par intérim du Département de la sécurité interne, dans laquelle il prend la défense des immigrantes et immigrants concernés.
« Les conséquences négatives de la fin du Tps en Haïti seraient doubles », soutient le Caucus noir du Sénat américain, après avoir fait un bilan des dégâts, causés par le tremblement de terre du mardi 12 janvier 2010, par le choléra et les ouragans Matthew (lundi 4 et mardi 5 octobre 2016) et Irma (jeudi 7 et vendredi 8 septembre 2017)..
La décision du Département américain de la sécurité intérieure de prolonger le Tps pour seulement six mois, en mai 2017, était contre le poids des faits sur le terrain et la volonté du gouvernement d’Haïti, des Haïtiennes et Haïtiens aux États-Unis d’Amérique, du Black Caucus du Congrès et celle d’autres groupes, qui, eux, réclamaient 18 mois.
« Les bénéficiaires haïtiens du Tps contribuent directement aux États-Unis d’Amérique, grâce aux impôts qu’ils payent et à leur contribution à la sécurité sociale et à l’assurance maladie »,.souligne le Caucus, représentant les élus afro-américains au Congrès étasunien
« Les bénéficiaires haïtiens du Tps aident à promouvoir la prospérité américaine dans de nombreux secteurs ».
« L’expiration du Tps haïtien coûterait à l’Amérique 2,8 milliards de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 65.00 gourdes ; 1 euro = 80.00 gourdes ; 1 peso dominicain =1.60 gourde aujourd’hui), sur une décennie, en perte de Produit intérieur brut (Pib), selon un rapport récent, rappelle le Black Caucus, dans sa lettre.
Cela mettrait, dit-il, fin aux envois de fonds, qui contribuent, de manière significative, à la relance d’Haïti.
Cette position du Congressional Black Caucus, qu’il n’exprime d’ailleurs pas pour la première fois, fait suite à une correspondance du secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, adressée à Elaine C. Duke, pour l’informer que « les quelques 300 mille individus de l’Amérique centrale et d’Haïti, vivant sous le Tps, n’avaient plus besoin d’être protégés contre la déportation » et donc par le Tps (créé en 1990).
Près de 60 mille migrantes et migrants haïtiens, bénéficiaires du Tps, sont actuellement sous menace de déportation

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